Livres

  • lundi 6 juin 2011

    Tous les baisers s’appellent encore

    Dernière de couverture : Contresens ne fait rien comme tout le monde. Elle tourne le dos à la classe pour dire sa récitation, ou bien elle en mélange tous les mots. Il ne se passe pas une journée sans que la maîtresse lui fasse une remarque. À la maison aussi Contresens doit supporter les reproches de ses parents, Ermétic et Science-Exacte. Pour ne pas avoir d’ennuis, il faudrait qu’elle ne quitte jamais sa chambre : c’est le seul lieu où elle peut vivre à l’endroit, comme elle l’entend. (...)
  • lundi 6 juin 2011

    Tout le monde dort sauf moi

    Extrait de Tout le monde dort sauf moi (...) On se taisait à deux. Elle regardait pousser les fleurs et moi, je la regardais devenir ma mère. Elle le faisait drôlement bien. Elle laissait toujours tout à disposition, sa peau, son cou, l’odeur, son rire, ses « mmh-mmh », ses rêves, les chansons et la vérité. Je pouvais me servir dans l’ordre que je voulais. Autant que je voulais. Ça fermait jamais. Je reprenais toute mon enfance à zéro. Et sans effort. Enfin presque. Parce que le jour ça allait, vu (...)
  • vendredi 3 juin 2011

    Western spaghetti

    Extrait de Western Spaghetti Je suis né avec un esprit vagabond. Je suis bon en imagination. Mais en sixième, on a pas mal de matières où l’imagination ne sert à rien, donc je suis nul partout. Sauf en français et en dessin. Parce que là, quelquefois, il faut imaginer et ça glisse tout seul. Un cas, je suis, qu’ils disent. Et peut-être même qu’un jour je serai un cas social. Du moins, c’est ce que m’a prédit ma prof de maths en me rendant mon second devoir -du deuxième trimestre- avec un zéro pointé. (...)
  • vendredi 3 juin 2011

    Signé Romain

    Extrait de Signé Romain Ni chère, ni maman, C’est pire qu’une veille de lundi. Demain, tu pars. Back to black. En fait, tu es déjà partie. Tu chantes. Tu fais comme moi quand ça va bien, tu inventes des paroles sur des airs connus. Tu fais de l’humour. Tu prends ton temps pour tout. Tu restes en pyjama. Et tu te fiches de sentir encore la nuit. Tes yeux sont moins cernés. Comme chaque fois que tu dors une heure de plus. Puisque je vais souffrir pendant cinq cent quatre heures, je vais (...)