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lundi 24 mars 2014

À propos de mon roman, Qui veut le cœur d’Artie Show ?

Parmi la trentaine de livres que j’ai publiés, il y en a quelques-uns dont je suis particulièrement fier. Et Qui veut le cœur d’Artie Show, à paraître le 10 avril, fait partie de ceux-là.

Le point de départ de ce texte est une discussion avec mon éditrice : c’est elle qui m’a demandé de réfléchir à un livre qui mêlerait différentes formes littéraires (le journal, le roman épistolaire…).

Entre parenthèses, pour moi, c’est la situation d’écriture idéale. Certes, l’Éditeur ne s’engage pas – il faut que je fasse mes preuves, et c’est normal –, mais il y a une réelle opportunité de publication à la clé. Et la contrainte formelle est un puissant moteur de la création.

Très vite, j’ai décidé de lorgner vers le roman policier, de situer l’action dans un collège et, pour relever le défi de mon éditrice, de mêler au moins récit, journal intime, et lettres. S’y ajouteront plus tard des articles de journaux.

– Les lettres, ce sont des lettres d’amour envoyées par un mystérieux « serial lover » à plusieurs filles du collège, et portées à la connaissance des élèves. Elles sont écrites en vers – le serial lover espère ainsi faire forte impression aux élues de son cœur ! – et empruntent à différentes formes poétiques (acrostiche, calligramme…).

– Les articles sont l’œuvre des quatre journalistes en herbe qui se lancent sur la piste du serial lover. Ils rendent compte des avancées de l’enquête dans le journal du collège qu’ils viennent de créer.

– Quant au journal intime, c’est celui que tient le serial lover tout au long de l’enquête, livrant ses états d’âme au lecteur qui ne découvrira son identité qu’à la fin du livre. Suspens garanti !

Pour ce roman, j’ai eu droit à une maquette aux petits oignons. Chaque type de texte a sa typographie, voire sa mise en page dédiée (poèmes, unes de journaux). Ainsi, le lecteur passe sans se perdre du récit au journal intime, d’une lettre d’amour à un article. Les illustrations, très réussies, sont signées Glen Chapron.

Je terminerai par la touche autobiographique, je me suis inspiré de quelques épisodes de ma propre scolarité au collège Condorcet (à Paris) : en particulier la rédaction d’un journal du collège, que j’avais justement intitulé Le Petit Condor sait, et un séjour à Rome en classe de cinquième…

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