La bricole

Cher visiteur, je préfère te prévenir. Aujourd’hui, il n’est pas question de fiction, de héros, d’écriture, de littérature ni même de Littérature. Aujourd’hui, on plonge ses doigts dans la confiture. Enfin, c’est une image... (héritée d’une comptine probablement apprise dans les années maternelles, dont il ne me reste que la première phrase : "j’ai trempé mon doigt dans la confiture", ce qui, ce n’est un secret pour personne, est une activité fort savoureuse). Bref.
Je m’essaye à un nouveau genre d’ouvrage (pour moi) : le livre frontière, se tenant à l’exact point d’équilibre entre le documentaire et le livre d’activité. Un bouquin qui aime à contempler l’horizon dégagé et qui, par conséquent, emprunte le sentier de la ligne de crête. Rebref.
Pour ce livre, j’ai cherché le moyen de fabriquer du papier un peu vieilli, à la limite de cet aspect cuir tacheté des reliures qui décorent les bibliothèques des passionnés. J’ai donc compulsé avec avidité les 199000 résultats offerts par l’ami google suite à ma requête "vieillir du papier".
Le résultat ? Décevant, très décevant. Tous les internautes ont en commun le même truc et astuce : barbouiller la page de thé bien infusé. Hum. Sauf que ça ne suffit pas. Alors j’ai relevé les manches (courtes) de mon tee-shirt, et je me suis attelée à la tâche : terre, espresso, cannelle, henne, encre noire... J’ai testé, expérimenté, bidouillé. Et voilà ! Je suis maintenant, cher visiteur, en mesure de te dévoiler le secret d’une feuille prématurément vieillie : Il suffit de la mouiller avec du thé bien noir puis de la saupoudrer de nescafé !