Passe le temps...

mardi 3 novembre 2015

Hommage à un grand Homme...

Aujourd’hui, nous te rendons un dernier hommage, Ayerdhal, mon ami. Beaucoup viendront, d’autres ne le pourront et j’en fais partie, alors je passe par ici pour me joindre à toutes et tous...


T’es parti…

On se dit toujours qu’on a le temps, mais il n’y a que pour panser les douleurs qu’il faut laisser le temps au temps…
En amitiés, en amours, il n’y a jamais le temps. Tout est trop court, trop bref, pas assez, pas comme on voudrait, plutôt que d’écouter son cœur et de laisser l’esprit, le mal, dans un vent salutaire, cet Ego qui nous bouffe et nous plonge plus tard dans des affres sans fin.

On le sait pourtant, non ? Ne jamais mettre à demain, ce que tu peux faire le jour même ; un effort aujourd’hui vaut mieux qu’une promesse de lendemain.

On a pleuré. On a ri. Beaucoup. On a partagé, on s’est confiés. Mais toujours pris dans le tourbillon de la vie, il reste des actes manqués, des attentes.

Mon ami, toi, t’es parti…

Et je pleure. Et j’ai mal.

Je t’en veux.
Terriblement.
De montrer à tous qu’on est bel et bien mortels malgré cette phrase : mais on a toute la vie !
Non, on a pas toute la vie. Parce qu’une vie, c’est rien. C’est peanuts dans cet océan d’âmes qu’est l’univers entier.

Et toi, t’es parti…
Nous laissant là, pantelants, choqués, seuls… Surtout seuls. La vie, c’est la mort. C’est accepter sa fin aléatoire. Accepter qu’elle ne soit que poussière inutile.
Désillusions ? On garde en nous ces bribes de souvenirs qui s’effacent avec le temps, avec
les gens, avec la mort. Pfffuit ! On disparaît et ne subsistent que les écrits. Rien d’autre.
Morts, nous vivons dans les souvenirs des vivants, une fois qu’ils nous ont rejoint, nous n’existons plus. Une autre page se tourne. D’autres vies, d’autres chemins, d’autres bonheurs, d’autres douleurs.
Un cycle éternel.

Et t’es parti…
Je te connaissais un peu plus que les autres, un peu moins que certains, mais tu étais mon ami depuis près de 15 ans. Depuis ce jour où tu m’as pris dans tes bras sans fausse pudeur, sincèrement, depuis ce jour où nous avons reçu cette distinction, une journée pas comme les autres, aux Utopiales. Tu es celui qui a su découvrir l’humaine blessée derrière son masque blindé.

Tous ces moments ne sont que du vent, mais, pour moi, c’est un inestimable trésor. Alors, oui, tu as raison, il faut écrire, encrer ce que nous sommes.

T’es parti…
Paix à toi, mon ami…
J’aimerais te rejoindre, mais où ? Qu’y a-t-il derrière ? Dis, tu nous l’dis ?
Car, je suis si fatiguée de ma vie, prisonnière de mon propre corps. Je suis fatiguée de ce chemin continuellement parsemé de douloureuses épreuves et mes forces s’amenuisent.

Et toi, t’es parti… là-bas, vers cet inconnu qui intrigue ou qui effraie. Tu étais un homme avec ses défauts et ses qualités, mais un Humain au grand cœur. Tourmenté par des fantômes sombres. Torturé par ce monde inhumain et froid.
Mais qui ne l’est pas ?

Pourras-tu un jour me pardonner les erreurs de notre foutu ego ?
Quelle question ! Nous sommes humains et nous nous sommes déjà pardonnés, parce que la vie c’est autre chose que notre ego et nos rancœurs.

Il y a un putain de grand vide en moi, depuis que t’es parti…

On s’est croisés, ratés, retrouvés, oubliés.

Rappelle-moi pourquoi ?

Je t’aime, mon ami. Repose en paix.



Jamais je ne t’oublierai...

Nat’Amie

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