Bibliographie

lundi 6 juin 2011

Imago (Indisponible en version papier)


Après un mystérieux cataclysme, le peuple K’awil vit retiré du monde, au cœur d’une montagne tout en labyrinthes et en jeux de lumière, protégé des regards par une jungle luxuriante. Les K’awils ont conservé les traditions de leurs ancêtres Mayas et, dans cette société composée de sept clans aux prérogatives bien définies, ce sont les femmes qui règnent en maîtres. Alors que sa sœur vient de mourir, tuée par un K’tioni, monstrueux tigre aux dents de sabre, Neï – qui doit passer son imago, c’est-à-dire le rite de passage pour devenir adulte – se voit investie d’une lourde mission pour ses jeunes épaules. C’est à elle qu’il revient de prendre en charge le bébé de sa sœur, une petite fille tout juste née et, surtout, elle est désormais pressentie pour devenir la chef du clan des armuriers. Ce qui contrarie les plans de Tep, un homme dont elle se méfie depuis longtemps.

Les sélections de prix :

  • Prix des Jeunes Lecteurs de Seyne-sur-mer 2014
  • Prix TSR (Télévision Suisse Romande) Littérature Ados 2012
  • Prix littéraire d’Onet à Lire 2012
  • Prix LATULU (Maine et Loire) 2012
  • Prix des MFR de Maine et Loire 2013
  • Prix des Collégiens de la ville de Vannes 2012/2013

Un extrait


Neï trotta sur la corniche qui séparait les maisons troglodytiques du vide, puis descendit jusqu’à la petite cascade qui dévalait vers un arbre tordu dont les racines baignaient dans une piscine naturelle. Là, elle s’aspergea le visage, se frotta la nuque, les bras et les pieds - sa peau très mate luisait sous le soleil déjà puissant - puis lissa ses cheveux vers l’arrière. Elle n’avait qu’une hâte : achever la dernière étape de l’Argynnis, le rite du papillon, qui lui permettrait d’entrer dans le monde des adultes, et ne plus avoir à enrouler sa chevelure sur sa tête en une savante coiffure. Cet ultime rite s’appelait l’imago.
Enfin propre, Neï se redressa. Elle fixa un instant le paysage. Des montagnes arides à pertes de vue. Mais derrière la montagne du Soleil, à l’Est, au bout de quelques heures de marche, après avoir contourné une partie de la montagne Sacrée, se cachait une étendue verdoyante bordée par un fleuve serpent et protégée par la muraille de la forêt : le camp d’été où s’installerait le clan de Lik, clan des agriculteurs, pour six mois afin d’y cultiver les céréales nécessaires pour l’hiver.

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