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vendredi 22 mai 2015

Comment revigorer un auteur las

Je me suis souvent sentie assez lasse ces temps-ci ( vous avez noté l’allitération, hein ?) : soucis domestiques, manuscrits refusés, écriture languissante, rien de bien réjouissant.
Mais cette semaine a été heureusement plus revigorante grâce aux rencontres que j’ai faites
-  à Fontenay-sous-Bois, d’abord, où 4 classes de 3ème s’étaient vues proposer 5 de mes romans. Si j’ai un peu ramé au cours d’une des séances en raison d’un manque évident de préparation de la part de la prof (ah, la mine désemparée des élèves quand je leur annonce que j’attends leurs questions !), les autres m’ont apporté tout ce que souhaite un auteur : qualité d’écoute, questions réfléchies, véritable échange et ce petit courant de sympathie réciproque qui fait qu’on se sent bien ensemble. Face à un auditoire de deux classes au niveau très différent, j’ai été touchée par la spontanéité des élèves moins scolaires qui ont donné un tour très personnel à la conversation, et observé avec intérêt la façon dont les autres, gentiment poussés par leur prof, ont réussi à se décrisper et à s’insérer dans l’échange.
L’accueil des bibliothécaires qui organisaient cette action a contribué à la bonne ambiance et j’aurai le plaisir de retourner à la médiathèque le samedi 6 juin pour une rencontre tout public, annoncée sur la façade par une magnifique banderole qui m’a donné l’impression d’être une star.

- à Romans sur Isère, ensuite, dans le prolongement du Prix Sésame de Saint-Paul-Trois-Châteaux, où j’ai vécu deux beaux moments : la première classe, une 3ème "Découverte professionnelle" composée en très grande majorité de garçons, a prouvé qu’ils étaient tout à fait capables de trouver de l’intérêt à la lecture des "Ailes de la Sylphide". Leurs questions pertinentes, leur maturité et le joli livret de leurs travaux m’ont vraiment touchée. Et ce n’était pas fini car deux jeunes filles de la classe suivante m’avaient réservé une très belle surprise : sans se laisser impressionner par le regard des camarades, elles se sont lancées dans un joli pas de deux sur la musique de "La Sylphide", bien sûr, sur pointes (malgré un sol très glissant !) et avec les petites ailes appropriées : aussi gracieuses qu’intrépides !
Mes deux petites sylphides

Cette petite excursion drômoise m’aura même permis de bien travailler dans le train : un TGV quasi vide, c’est idéal !

La semaine prochaine je serai dans la région de Montauban, d’abord pour le prix Tatoulu, pour lequel concourt "Les ailes de la Syphide", et ensuite pour le prix des collèges, avec "La véritable histoire d’Harrison Travis". Je n’ai pas encore le résultat de ces prix, en revanche je viens d’apprendre que Bon Zigue et Clotaire a gagné le prix de Boulay (près de Metz) où j’assisterai au salon du livre fin juin.

L’auteur n’est plus las, du coup, mais bien là !

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