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mardi 25 mars 2014

Des histoires de femmes, de filles, de famille...

- Vendredi, salon du livre porte de Versailles. Je me souviens de la première fois où j’y suis allée comme auteur, j’étais pas peu fière, même mes parents étaient venus me voir dédicacer. Je crois qu’ils ont été un peu déçus. Moi aussi. Maintenant je m’y propulse sans grand enthousiasme. Mais si on ne m’y invitait pas, je serais probablement vexée, oh, incohérence de l’esprit humain ! Je n’ai guère traîné dans les allées, juste un tour pour constater combien cet étalage monstrueux de bouquins me coupait toute envie de lire, et je suis partie papoter d’ "Histoires de femmes" avec Stéphane Servant (auteur du beau roman "Le coeur des louves"), Frédérique Deghelt et Paule du Bouchet, sous la houlette de Fred Ricou. Le sujet de cette table ronde était bien vague, mais je pense que, grâce aux questions de Fred et à nos réponses, l’auditoire (composé de jeunes filles en quasi totalité) y a trouvé tout de même son compte. Ensuite un petit tour chez Thierry Magnier pour quelques dédicaces, avec le plaisir de réaliser que Carole, des blogs Trois étoiles et A l’ombre du grand arbre, et copine FB, était ma voisine in real life ! Je suis revenue avec deux exemplaires signés de Kinderzimmer, de Valentine Goby, pour mes filles.

- Samedi, prix Adolisant à Bruxelles. C’est Le monde attend derrière la porte qui concourait et la clôture du prix avait lieu dans la bibliothèque en présence de votants, dont toute une classe venue avec son professeur. Ce fut un excellent moment, car ces élèves (présents donc un SAMEDI après-midi) avaient préparé un montage vidéo , des lectures et des questions autour du livre, avec une mise en scène inventive réalisée par les bibliothécaires. Le tout était très réussi et j’ai vraiment apprécié, alors peu importe si mon roman n’est arrivé que deuxième, d’autant plus que c’était derrière Boys don’t cry, de Mallorie Blackman, l’auteur préférée de ma fille cadette. Je ne pouvais que m’incliner de bonne grâce.

- Dimanche, l’expo Carl Larsson au Petit Palais. J’avais découvert il y a bien longtemps la jolie maison de Dalécarlie à travers un album des aquarelles de l’artiste et cet intérieur lumineux et gai, confortable et pas du tout compassé m’avait enchantée. Je viens de retourner toute ma bibliothèque pour retrouver le livre : où est-il donc passé ? Je déplore cette perte car malheureusement il n’y a plus guère d’ouvrages disponibles sur Carlsson. J’aurais dû acheter le catalogue de l’expo… Expo bien faite, pas trop fréquentée, et qui essaie de rendre par sa scénographie l’ambiance chaleureuse de la maison du couple Larsson, qui sous ses allures campagnardes et décontractées était nourrie par l’expérience de la couleur et la connaissance du mouvement Arts and Craft que possédait la femme de l’artiste. Une vision assez idyllique de la vie familiale… et une source d’inspiration pour IKEA ! A recommander à tous les illustrateurs.

- Lundi, le film "Saving Mr Banks", longuement et mochement rebaptisé en français "Dans l’ombre de Mary, la promesse de Walt Disney" (mais que font donc les traducteurs ?). Mary Poppins a été une des figures marquantes de mon enfance, j’ai adoré les livres, les lisant et relisant maintes fois. Le film de Walt Disney, je n’en avais aperçu que quelques images à la télé ( à "La séquence du jeune téléspectateur") et j’étais dévorée par l’envie de le voir, mais en ces temps de patience il fallait attendre qu’il soit reprogrammé au cinéma… Pour moi, ce fut à l’âge de 25 ans, dans une salle de la rue Lavalle, à Buenos Aires, au milieu de gamins, que j’ai enfin pu le visionner. Pour en revenir au film Saving Mr Banks, il retrace la façon dont Pamela Travers a négocié avec Disney l’adaptation de son livre au cinéma. J’ai trouvé le film passionnant et très touchant, d’autant que j’ignorais totalement quelle était l’histoire familiale tragique de l’auteure. Emma Thompson est, à son habitude, formidable : j’adore cette actrice dont on sent qu’elle est une femme intelligente et sensible ( auteure et interprète d’ailleurs de la très fine adaptation de Raisons et sentiments). A recommander à tous les auteurs et scénaristes.

4 Messages de forum

  • Des histoires de femmes, de filles, de famille... 25 mars 2014 15:37, par Myrto

    "Que font donc les traducteurs ?"
    — En matière de titres, je crois, ce qu’on leur laisse faire.

    Trop classe, sinon, ton récit sur le prix Adolisant.

    Bisous !

  • Des histoires de femmes, de filles, de famille... 26 mars 2014 13:33, par Florence H.

    Si tu habitais loin de Paris, tu t’habituerais a ne plus être vexée qu’on ne t’invite pas au salon de Paris ! Comme je coûte cher en trajet, les éditeurs me demandent juste du bout des lèvres : Heu, tu y seras cette année ?? Sans se mouiller davantage ! Et cette année pas eu le courage de demander remboursements ici et là. Merci sinon pour tous ces partages, parce que finalement c’est un peu comme si on y était ( vive le cinoche, quand même, qui apporte les films dans chaque ville ou presque !) grosses bises à toi ! Flo

    • Des histoires de femmes, de filles, de famille... 26 mars 2014 13:59, par Pascale Maret

      Mais être loin, c’est une bonne raison de ne pas se vexer : en revanche quand il y a un salon à deux pas de chez toi auxquels on ne t’invite pas, c’est plus agaçant.

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