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mercredi 31 décembre 2014

En 2014, j’ai lu, j’ai vu...

Le passage d’une année à l’autre est bien sûr purement symbolique, et pourtant on ne peut s’empêcher d’en profiter pour faire des bilans et des projets. Planter ainsi des jalons dans le flux chaotique, trouble et insaisissable du temps qui passe est rassurant et je ne vais pas me priver de ce petit réconfort. Petit coup d’oeil rétrospectif donc sur les livres, films et séries de l’année :

Livres

- La cup of tea : The enchanted April, d’Elisabeth von Arnim, une relecture, encore plus délicieux après avoir vu les lieux où se déroule ce roman enchanteur.
- La chevauchée sauvage : Lonesome Dove, de Larry Mac Murtry, un western épique qui m’a emportée au grand galop tout au long de ses deux gros tomes. Ma lecture préférée de l’année.
- La grosse daube : Five days, de Douglas Kennedy, acheté dans un aéroport parce que j’avais trouvé à l’époque le grinçant "Cul de sac" assez divertissant : ce roman-ci était tellement insupportable de mièvrerie et de psychologie à deux balles que j’ai cru qu’il était signé d’un homonyme…
-  Le pavé bon, mais un peu indigeste : Dans le grand cercle du monde, de Joseph Boyden. Un contexte très riche (les sociétés indiennes au XVIIème siècle), une situation dramatique très forte ( la confrontation entre une tribu de Hurons et un petit groupe de missionnaires français qui mènera à l’anéantissement des uns et des autres), des personnages marquants. Mais le contexte est parfois trop riche (certains passages sur les coutumes indiennes tournent à l’exposé didactique lourdingue), les personnages restent assez unidimensionnels et surtout j’ai fini par être totalement écoeurée à la lecture des multiples scènes de tortures racontées avec force détails. Boyden n’épargne rien à son lecteur, pas plus que les tortionnaires n’épargnent leurs victimes. Que ces sévices épouvantables obéissent à un rituel au lieu de simplement flatter les instincts sadiques des uns et des autres ne me les rend pas plus faciles à avaler !
- La bonne surprise : Ce qui reste de nos vies, roman de Zeruya Shalev. Une peinture douce-amère et incisive du couple et des relations parents-enfants, avec en prime le contexte de la société israélienne.
- Le Prix Nobel : pas Modiano, mais celui de l’an dernier, Alice Munro, dont j’ai lu les nouvelles regroupées sous le titre Carried away. D’abord poussée par le sentiment du devoir (on ne va pas être prise en défaut comme la ministre, hein !) j’ai très vite été happée par ces récits qui semblent s’embourber dans l’épaisseur de l’existence mais dont le sens jaillit avec une fulgurance poignante et vous prend à la gorge.

Films

- Le feel good movie pas si bête : Magic in the moonlight, le Woody Allen de l’année. J’avais été déçue par les derniers opus de ce bon vieux Woody, mais là j’ai retrouvé ce que je préfère chez lui : sa lucidité désabusée et son art de dire avec légèreté des choses graves. Oui, la vie est cruelle, mais pourquoi se priver de croire à la possibilité du bonheur ? Comme Colin Firth, j’ai pour ma part choisi de me laisser charmer par les talents de l’illusionniste.
- Le feel bad movie raté : à l’opposé, Maps to the stars de Cronenberg m’a foncièrement déplu. Ces personnages tous tarés et hystériques , cette surenchère de situations glauques et morbides, cette symbolique lourdingue au possible m’ont paru grotesques et sans intérêt.
- Les films qui déçoivent : j’avais préféré les films précédents de ces cinéastes et j’ai été un peu déçue par The grand Budapest hôtel de Wes Anderson, Bande de filles de Céline Sciamma, et Samba de Toledano et Nakache.
- La bonne surprise du cinéma français : Les combattants, de Thomas Cailley, surprenant, intelligent et sensible, le film français le plus intéressant de l’année pour moi. Hippocrate n’était pas mal non plus, quoique plus convenu.
- Le grand classique jamais vu : Avanti ! de Billy Wilder,un régal !

Séries

- Celles auxquelles je n’ai pas accroché : The hour,saison 1, pas du tout, et The Wire, saisons 1 & 2, difficilement.
- Celle dont je me lasse : Madmen, saison 6.
- Celle qui a fini en beauté : Breaking bad, bien sûr !


Quant aux projets pour 2015, on y pensera demain !

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