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mercredi 4 juin 2014

En RER, ou dans l’Orient Express ?

La semaine dernière, petites échappées dans d’autres banlieues que la mienne :

à Brunoy, d’abord, côté sud. RER D. Un établissement privé plutôt chic. Des 5ème avaient lu L’encrier maudit dans le cadre d’un prix. Un choix de titre sans doute un peu enfantin pour ce niveau, le livre a eu beaucoup plus de succès en CM 2 / 6ème. Très souvent les adultes (auteurs y compris) surestiment l’âge du lectorat supposé d’un livre. Ils sont pour la plupart pressés, nos jeunes lecteurs, ils veulent des lectures qui les tirent vers l’avenir, qui leur parlent de héros plus vieux qu’eux. Bien sûr, on en trouve aussi qui s’accrochent à leur enfance aussi longtemps qu’ils peuvent (j’étais de ceux-là, je crois) mais ils sont minoritaires. Mais ça ne nous a pas empêchés de discuter très agréablement, et ma lecture du début de La véritable histoire d’Harrison Travis a donné envie à quelques-uns de tester mes livres plus ados.
Sur le quai de RER, attente prolongée pour le retour, "suite à un incident" : ce fut l’occasion d’une belle rencontre avec une Américaine qui revenait de l’expo Caillebote à Yerres et qui écrit des articles pour le site "Bonjour Paris". Elle m’a convaincue d’aller voir l’expo Orient Express, ce que j’ai fait depuis avec ma mère, fan d’Agatha Christie, ma fille cadette, fan de luxe, ma fille aînée, fan de voyages et mon père, fan de ses petites-filles !

Deuxième escapade banlieusarde : côté est. RER A. Le premier Festival du livre jeunesse organisé sur une place de Champigny par la super librairie Honoré. J’évite en général les salons sans rencontres en amont, mais lorsque des libraires passionnés se lancent dans une telle entreprise, on ne peut que les soutenir, d’autant plus qu’eux font tout pour promouvoir nos livres. Soleil providentiel, déjeuner dans une ginguette des bords de Marne, public fidélisé par les libraires et agréable compagnie du côté des auteurs (entre autres Sophie Dieuaide, venue en voisine, et Maëlle Fierpied, découverte à l’occasion) ont fait de cette journée de dédicaces un moment bien agréable.

Finalement, le pire, dans la banlieue, c’est le RER.

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