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mercredi 22 juin 2016

Je tourne la page

Eh bien voilà une nouvelle fin d’année scolaire qui se termine, mais pour moi elle ne sera pas comme les autres. C’est vraiment une page qui se tourne, après 14 ans passés en banlieue parisienne j’ai vendu ma maison et décidé de m’installer pour une année dans ma maison de campagne, far from the mading crowd.

Mais revenons d’abord à cette fin de saison de rencontres, avec pour commencer le salon Aix-libris , installé sur une petite île sans voitures au large de la Rochelle. Tout à côté Fort Boyard, sur l’île des forts militaires, les traces du séjour de Napoléon un peu partout, quelques restaurants et boutiques de marinières et le souvenir de Choderlos de Laclos qui y a écrit une bonne partie de ses Liaisons dangereuses. C’est Canopé, émanation de l’académie de Poitiers, qui a créé ce chouette événement. Serge, Hélène, Vanessa, Carole, venus comme nous du continent, ont partagé (quoique moins bien logés) ces quelques jours sur l’île avec nous. C’est rare, un salon dont les organisateurs sont vraiment les compagnons des auteurs, et cela crée une ambiance particulièrement chaleureuse.
De plus j’ai eu la chance de retrouver sur ce salon presque uniquement des têtes connues (et appréciées) : Gaël Aymon, Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau, Stéphane Servant, Vincent Villeminot, Eric Sanvoisin et de faire la connaissance d’Aurélie Neyret. Trempettes dans la piscine ou la mer (les premiers jours), balades sur l’île (les jours suivants, plutôt gris), apéros et afters (tous les jours), débats scientifiques et littéraires sur l’angle d’incertitude et la pertinence d’un titre comme "Terrain à viande" : le petit cénacle des auteurs jeunesse à son meilleur !

Le cénacle (photo d’Anne-Gaëlle Balpe)

Malgré ces multiples activités nous avons pris le temps de rencontrer des classes venues en bateau pour la journée, et c’était vraiment chouette de voir ces bandes de gamins envahir l’île avec leurs piques-niques, leurs rires et leurs questions. Le week-end a été plus calme (d’autant que pluvieux), mais parmi les visiteurs assez peu nombreux du salon il y a eu de belles rencontres : bibliothécaires, enseignants, familles de l’île ou de touristes. Il faut aussi mentionner les jeunes de bac pro Accueil qui ont assuré avec beaucoup de gentillesse et de savoir-faire l’accompagnement des visiteurs !

Dédicace studieuse(Photo des bibliothécaires de Pluvigner)

Bref, de bien belles journées, et un grand merci, vraiment, à tous ceux avec qui j’ai partagé ces moments joyeux à un moment où j’en avais bien besoin !

J’ai enchaîné ensuite (bateau, car, train, métro, RER, navette, avion, voiture) avec le Prix Goya à Castres, que j’ai remporté grâce à "Bon Zigue et Clotaire". Prix chargé d’émotion pour moi car c’est le tout premier que j’ai remporté dans ma carrière d’auteur jeunesse, avec Clones en stock, il y a quinze ans de cela ! Merci à Martine et Nicole pour leur accueil (et pour le paquet de livres reçu en prix), merci aux enfants et à leurs enseignants qui avaient préparé un spectacle autour des livres de la sélection, c’était une façon bien festive de clôturer l’année !

A présent, me voici donc sur le point de changer de vie. Ces dernières années ont été pour moi difficiles, marquées par un grave problème familial, et je suis soulagée de tourner la page, tout en sachant bien que l’éloignement ne règlera pas tout. J’ai bien sûr un gros pincement au coeur après quatorze ans passés sans déménager (record absolu pour moi qui ai bougé tous les trois ou quatre ans durant des décennies) : regret de quitter ma maison, et surtout mon jardin, des voisins devenus plus que ça, mes compagnes de cours de danse. Tristesse de m’éloigner de ceux que j’aime, inquiétude aussi.
Mais joie de me retrouver dans la nature, de pouvoir concentrer mes efforts de jardinage sur mon jardin de la campagne, de changer, tout simplement, d’air, d’habitudes, de paysage.
Je vous raconterai, mais pour l’instant c’est les vacances !

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