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vendredi 11 avril 2014

La France en diagonale

Bordeaux- Metz : j’ai fait le grand écart entre sud-ouest et nord-est cette dernière semaine et j’en reviens un peu étourdie.

L’Escale du livre, à Bordeaux, c’était bien :

- des rencontres bien préparées et des classes motivées. J’ai pu parler de pas mal de mes romans, car leurs lectures avaient été variées, et c’est toujours agréable de ne pas avoir à discuter que d’un seul et même livre.
- un salon installé sur une jolie place devant l’église Sainte-Croix, où j’étais assise en bonne compagnie : à ma gauche J.C. (non, pas comme Van Damme !) Mourlevat et Erik Lhomme, à ma droite Delphine Perret. Et puis plein d’autres un peu plus loin, dont le grand Pef, excusez du peu ! Un public au rendez-vous et, malgré mon voisinage écrasant côté romans ados, je m’en suis tirée pas trop lamentablement question signatures, réussissant même à faire regretter à la libraire de n’avoir pas prévu plus d’ Esclave, Encrier maudit, Clones en stock, A vos risques et périls.
Mais pour moi le moment le plus attendu était la rencontre (oserais-je dire la confrontation ?) avec Elise Fontenaille, auteur du Garçon qui volait des avions, inspiré par le même personnage que mon Harrison Travis. Pour mémoire, le roman d’Elise était sorti alors que j’avais rédigé la moitié du mien, et bien sûr chacune de nous avait un peu l’impression que l’autre lui avait piqué son bébé, même si au bout du compte nos deux héros sont assez différents ; c’est pourquoi cette rencontre a été tout particulièrement chouette, autour de ce personnage qui nous a touchées l’une et l’autre et du spectacle intéressant qu’a tiré la metteuse en scène Betty Heurtebise du livre d’Elise.
A peine rentrée de Bordeaux, je suis repartie à Metz pour

Mosel’lire
Là aussi, de belles rencontres avec des classes de 6ème et 5ème autour de La véritable histoire d’Harrison Travis. Un accueil charmant de Julie, la libraire du " Préau", des accompagnateurs dépêchés par le Conseil général, et des bibliothécaires, profs et documentalistes. Un seul bémol : une rencontre annulée à la dernière minute par un collège, sous prétexte d’autre activité (?). J’étais indignée : quelle désinvolture, quel gaspillage de l’argent public (le Conseil général finance cette intervention non faite) et privé (la libraire m’a payé un dîner et une nuit d’hôtel qui aurait pu être évités), quel mépris des jeunes qui avaient préparé la rencontre, quelle grossièreté vis-à-vis de moi aussi. Certains établissements scolaires se comportent en simples consommateurs face à ces animations qu’on leur apporte sur un plateau et c’est très désagréable pour les gens qui se sont investis dans la préparation de l’événement. Bref, j’ai appelé le principal pour lui dire ma façon de penser. Merci néanmoins aux jeunes qui ont réalisé des travaux à partir du livre : lectures, abécédaire, acronymes, saynètes. Les meilleurs gagneront un prix, et je leur souhaite bonne chance.

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