On est en Ardèche, normal...
C’est une ville étrange, Annonay, toute en creux et en bosses. Dans les creux, des usines désaffectées, des recoins ombreux. Sur les bosses, de belles demeures témoins de jours meilleurs, des cèdres de l’Atlas. Entre les deux, des rues pentues, étroites, bordées de maisons hautes un peu tristes. Une ville jetée en vrac sur ce relief tourmenté et sauvage (on est en Ardèche, normal...) , une ville jadis prospère, celle des frères Montgolfier, des (défuntes) usines Berliet et du papier Canson, qui se bat avec une belle ténacité (on est en Ardèche, normal...) pour ne pas dépérir.

Pour preuve, le Salon du Livre organisé par le service jeunesse de l’équipe municipale, où j’ai passé deux jours. La nouvelle équipe a tout fait pour que les auteurs soient bien accueillis et le public nombreux : des rencontres dans les établissements de la ville en amont, une belle salle pour le Salon, des bénévoles et des lycéens mis à contribution pour l’accueil et la restauration, une organisation solide, une bonne ambiance, un hébergement super confortable.
J’ai retrouvé avec plaisir Gaël Aymon, Caroline Desnoëttes et Insa Sané, rencontré Safia Amor, Elsa Solal, Nimrod, Lionel Le Néouanic, Evelyne Mary et j’en oublie, vu le spectacle tiré de Désarmés de Sébastien Joanniez, et profité un peu du beau soleil (on est en Ardèche, normal...).
Si Gaël a battu tous les records de vente en finissant devant une table vide (voir son compte rendu ici) pour ma part, sans faire aussi bien, j’ai quand même vu quatre de mes titres disparaître dans la journée et les piles des autres sérieusement entamées, à la satisfaction de la charmante libraire qui m’accueillait. Bref, tout ça était bien sympa (On est en Ardèche, normal...).
PS. Pourquoi j’ai un faible pour l’Ardèche ?