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mardi 12 avril 2016

On jette l’ancre (l’encre ?) à Aix-les-Bains

Le festival du livre jeunesse d’Aix-les-Bains m’avait invitée et je dois dire que ce furent d’excellent moments. Comme dirait l’autre : "un bon salon, c’est d’abord des rencontres".

- Pour commencer rencontre avec toute l’équipe, libraires et organisateurs, absolument charmants, attentionnés et efficaces. Le salon est à la fois très pro et très chaleureux, c’est l’idéal !

- Puis, bien sûr, avec les autres scribes invités : le premier soir m’a permis de mettre à l’épreuve la légendaire solidarité chartiste. Comme nous rentrions du restau sur le coup de minuit, j’ai eu en effet la désagréable surprise de constater que la porte de la réception était fermée : or j’y avais laissé ma clé accrochée au tableau. Impossible donc d’accéder à ma chambre ! Mais notre chère présidente n’allait pas abandonner une consoeur dans le besoin : sans hésiter, elle m’a généreusement offert l’hospitalité dans sa chambre (qui comptait heureusement deux lits). Merci Carole Trébor, j’ai vraiment apprécié ! Et apprécié aussi ton humour car étant la reine des bourdes (pour ne pas dire des gourdes), j’ai ensuite fourni d’autres occasions de bonnes rigolades, partagées avec le toujours sympatissime Fabrice Colin (qui mérite bien ce néologisme).

Malheureusement d’autres chartistes m’ont entraînée sur la voie du vice et ont pu constater que je ne résistais pas tellement : Martine et Claudine (je tairai leurs noms de famille pour plus de discrétion) m’ont ainsi convaincue de franchir les portes du Casino (magnifique au demeurant), mais j’ai préféré investir dans un apéro plutôt que dans une machine à sous, laissant à Martine le soin de claquer royalement les droits d’auteur de dix bouquins.

- Rencontres aussi ( il ne faut quand même pas oublier qu’on était là pour bosser) avec les lecteurs : scolaires le vendredi et public du salon le samedi. Tout était fort bien organisé et la remise du prix Alterr’ado a mis de l’ambiance dans les allées. Plaisir de croiser, même trop vite, Christophe Léon et deux organisatrices du Prix des collégiens de Haute-Savoie. Plaisir de signer des livres, des plus anciens (Clones en stock et Esclave !) au tout dernier (N’y pense plus, tout est bien). Un petit bémol tout de même : pourquoi la prof des 2nde ne les avait-elle pas guidés vers mes romans ados plutôt que vers mes romans 10-12 ans ?

- Rencontre enfin avec Lamartine (le poète de mes quinze ans), un peu escamotée je dois dire : j’ai voulu marcher jusqu’au lac (du Bourget) pour me la jouer "o temps, suspends ton vol" mais je me suis retrouvée à cavaler le long de la voie ferrée, de supermarchés et de stations-services, pour enfin arriver au bord du lac sous un petit crachin peu engageant, sans avoir le temps d’"y jeter l’ancre" bien longtemps. Et j’ai constaté que ma mémoire défaillante ne me permettait pas de retrouver autre chose que des bribes du poème.
Bon, la prochaine fois, je l’apprends par coeur et je vais tranquillement le déclamer au coucher du soleil.

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges, Jeter l’ancre un seul jour ?

2 Messages de forum

  • On jette l’ancre (l’encre ?) à Aix-les-Bains 14 avril 2016 18:35, par Muriel

    Gros regret de n’avoir pas pu passer te faire un petit coucou. Pour moi qui habite à Aix, c’est un comble ! (mais vacances scolaires obligent...).
    Et gros éclat de rire pour ton histoire de clé ! Dire que tu aurais pu passer ta nuit à errer dans les rues, je suis sûre qu’on aurait pu en faire une légende !

    • On jette l’ancre (l’encre ?) à Aix-les-Bains 14 avril 2016 20:58, par Pascale Maret

      Ah oui, dommage qu’on n’ait pas pu faire un brin de causette ! Quant à la légende de l’autrice errant la nuit comme une âme en peine dans les rues d’Aix, je te laisse la soin de l’écrire.

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