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vendredi 21 novembre 2014

Un silence peuplé d’un bébé, de saints et de Hurons

Un long silence sur ce blog, dû à l’irruption dans le cours un peu assoupi des jours d’un événement aussi extraordinaire que miraculeux : une naissance ! S’il vous semble que j’exagère le côté exceptionnel d’un fait déjà survenu des milliards et des milliards de fois depuis que l’humanité existe, pensez que j’ai adopté mes trois enfants, ce qui a rendu l’arrivée de ce bébé d’autant plus émouvante pour toute la famille. Voilà un petit bonhomme qui m’inspirera peut-être de nouvelles histoires.
En fait j’ai déjà écrit un petit texte pour lui, qui pourrait devenir un album pour tout-petits. J’attends avec impatience la réponse de l’éditeur, car je voudrais vraiment le voir publié, celui-ci.

En dehors de ça, j’étais dans une phase un peu difficile de "post scriptum" ( mon texte de roman adulte envoyé, sans grand espoir, à plusieurs maisons d’édition), à la recherche d’une idée d’histoire assez forte pour me faire basculer dans l’écriture. Et puis ça y est : alors que j’hésitais entre deux pistes possibles, une troisième s’est soudain ouverte devant moi, et c’est sur celle-là que je me lance à présent, bien que de façon très tâtonnante encore. Mais je sais qu’en général, une fois les premières phrases écrites, je suis le chemin jusqu’au bout.

J’ai profité de cette pause pour lire davantage, :
-  Le royaume , de Carrère, qu’on m’avait offert. La première partie est sans intérêt, où M. Carrère nous parle de lui : l’évocation complaisante de ses élans mystiques, de ses démêlés avec une baby-sitter fêlée, ou, plus loin, de son goût pour les vidéos de masturbation féminine sur Youtube, m’a paru aussi insupportable que la conversation d’un inconnu qui tient à vous dévoiler des anecdotes dont il est persuadé qu’elles vous divertissent follement, alors que vous réprimez des bâillements d’ennui en lorgnant désespérément sur les derniers petits canapés au mousson de canard qui traînent encore sur le buffet. Et le fait qu’il confesse avec une prétendue ingénuité sa propension à la vanité et l’égotisme n’arrange rien. La suite est tout de même plus intéressante, lorsqu’il se décide enfin à nous parler de la naissance de l’Eglise, de Luc, de Paul, de l’écriture des Evangiles et des Epîtres. Mais pourquoi se croit-il obligé sans cesse de "moderniser" son propos, en comparant par exemple les premiers chrétiens aux élèves d’un cours de yoga ?
- En ce moment je suis plongée Dans le grand cercle du monde , de Joseph Boyden, à la suite d’un jésuite normand parti évangéliser les Hurons. Des personnages bien dessinés, un contexte déroutant, un récit fort, même si parfois j’ai un peu l’impression d’un exposé ethnologique et si les descriptions détaillées des tortures me laissent fatiguée...

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