bibliographie

dimanche 11 décembre 2011

La minute papillon

éditions Milan, 2012
ISBN : 978-2745956224

Voici la saison 3 des blue Cerises reliée en un seul tome dans le grand format Macadam, avec une couverture revisitée par Olivier Latyk.

Des Cerises reliées, certes, mais à lire en toute liberté encore, dans l’ordre que vous souhaitez, nulle chronologie imposée malgré la pagination, c’est le lecteur qui choisit son chemin de lecture entre les quatre personnages.

Ils sont quatre : Zik, Satya, Violette et Amos. Quatre ados inséparables, aussi différents qu’unis. Unis dans leur vie d’ados, mais aussi par un secret qui pèse lourd. À chaque saison, quatre épisodes. À chaque épisode sa voix. Tour à tour clairs ou obscurs, légers ou graves, énigmatiques ou tumultueux.

Quatre voix, quatre auteurs, une aventure littéraire unique à l’initiative de Cécile Roumiguière (Violette). Dans ce joyeux quatuor, Jean-Michel Payet (Satya), Maryvonne Rippert (Zik) et moi-même (Amos).

Dans cette compil’ de la saison 3 :

Satya, De musc et de havane, de Jean-Michel Payet
Amos, Anticorps, de Sigrid Baffert
Violette, La minute papillon, de Cécile Roumiguière
Zik, Lonely cat, de Maryvonne Rippert

Décembre.
Une rude saison pour nos Cerises, le soir du réveillon de la saint-sylvestre, tous les quatre se rendent à une fête costumée, mais rien ne se passe comme prévu. Après la saison des secrets, voici la saison des révélations et du sentiment de trahison. Les masques tombent, le fantôme d’Olivia revient hanter les blue Cerises, entre apparition surréaliste ou harcèlement d’un dégénéré, les Cerises sont paumés et ont besoin de leur amitié pour ressouder les liens qui se desserrent. Or, l’amitié bat des ailes. Zik a le sentiment d’avoir été mise de côté, Amos a cru pouvoir se séparer de sa famille qui part au Canada en se consolant auprès des Cerises, mais soudain le déchirement devient vif et inexplicable, Violette a bafoué la confiance de ses proches, aujourd’hui elle en paie douloureusement le prix, et enfin Satya ne veut pas entendre parler de ce type débarqué de New York qui aurait bien connu ses parents en Inde. A l’instar de ses amis, il préfère se protéger de la réalité, ne pas affronter certaines vérités, trouver un refuge ailleurs, à la Cinémathèque par exemple. Quand on a toujours compté l’un pour l’autre, et l’un sur l’autre, cela devient subitement troublant de ne plus rien retenir et de découvrir que tout se délite. (Clarabel)

Extrait 1 de Anticorps (Amos) :

le plus dur, c’est le cure-dent
le verre, ça va, j’ai fini par prendre le coup, suffit juste de le cueillir doucement par derrière comme pour attraper une mouche, histoire de pas renverser la téquila, mais le cure-dent, avec les gants-cisailles, ça demande plus de concentration, j’ai beau me rassembler, le décor s’effiloche maille après maille comme un vieux pull, j’ai le cerveau à ciel ouvert

un réveillon costumé dans la villa futuriste des grands-parents de Gwendoline, jardin anglais en plein Meudon à deux pas de l’Observatoire astronomique, c’est Violette qui nous a dégoté ce plan de ouf

pour le déguisement, j’ai hésité entre Al Capone et Barbe-Bleue et puis je sais pas, une envie lancée aux étoiles, l’inspiration un peu sorcière de la grand-mère de Zik sur sa machine à coudre de l’espace, j’ai décidé : je serais Edward aux mains d’argent ou rien

Extrait 2 de Anticorps (Amos) :

Zik m’aide à me relever. Elle semble en colère, mais elle a perdu de son énergie féline. Nous regagnons le salon, nous soutenant mutuellement comme deux soldats blessés qui viennent d’essuyer des tirs.
La Bérézina. Tranchées jonchées de canettes éventrées, cadavres de bouteilles, reliefs de pizzas écrasées, mégots noyés au fond de gobelets à demi-pleins.
— Tu vas me trouver parano, Zik, je murmure, mais j’ai l’impression qu’on a fichu quelque chose de pas net dans mon verre. Ces fourmillements, ces sueurs, ces visions, je me connais, c’est pas uniquement l’effet du black dog.
A ma grande surprise, elle ne raille pas. Elle semble tendue comme un filin.
— J’ai dû boire dans ton verre aussi, alors, marmonne-t-elle. J’ai vu des trucs chelous cette nuit. Et j’ai piqué du nez trop vite à mon goût. Ça ne me ressemble pas. J’ai l’impression qu’un type n’arrête pas d’ouvrir et de fermer les stores sous mon crâne.
(...)
— On devrait parler aux autres, non ?
— On va en parler, crois-moi.

A lire aussi, les saisons 1, 2 et 4 (cliquez sur les livres) :

La genèse des blue Cerises

Les coulisses des blue Cerises, interview Yozone

L’actualité blue Cerises sur facebook

Retrouvez les blue cerises sur [http://www.bluecerises.com/]

Les quatre personnages ont aussi chacun leur blog :

le blog d’Amos

le blog de Violette

le blog de Zik

le blog de Satya

Lectures croisées, photos… Les compil’ des saisons 1, 2, 3 et 4 disponibles aussi en numérique ici (pour iPhone, iPad et iPod touch). Pour tout savoir sur cette aventure : eplum

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