Quelques chansons d’amûûûr
paroles : Sigrid Baffert
musique : Clélia Bressat
cette fois tu es sûr de toi
ça va marcher tu le crois
comédie de journal
toi, jeune loup banal
elle
pomme égarée du papier recyclé
une p’tite annonce qu’elle avait entourée
en rouge
et si c’était elle ?
et si c’était elle ?
et si…
figée derrière son rimmel
le sourire un peu cruel
pressée d’en finir
elle t’écoute sans rien dire
lasse
rimer tes rêves et tes mille ambitions
combien de mots accrochés à l’ham’çon
faut-il ?
et si c’était elle ?
et si c’était elle ?
et si…
elle s’est levée lentement
a pris son imper, ses gants
partie sans un mot
te laissant l’étourneau
seul
en naufragé des squares et bancs publics
avec ton pauvre bouquet et ton cirque
Meetic
et si c’était elle ?
et si c’était elle ?
et si…
comédie de journal
toi
pomme égarée du papier recyclée
une p’tite annonce que t’avais entourée…
ACCORD DE PASSAGE
paroles : Sigrid Baffert
tu as mis six cordes à mon arc
de quoi affoler les Trois Parques
du fil à retordre en pâture
une ou deux croches à ma mesure
on joue du bout des doigts
on cherche la résonance
un écho contre le silence
peut-être une harmonie sauvage
un accord de passage
juste un léger pizzicato
les notes frissonnent au bas du do
tout semble si simple et pourtant
difficile d’être à ta portée
sans connaître la clé
on cherche la résonance
un écho contre le silence
peut-être une harmonie sauvage
un accord de passage
s’il faut attendre d’être sûr
cueillir le hasard s’il est mûr
les serments tus sont les plus beaux
un pied de nez à tous les mots
qui ont perdu leur sens
on cherche la résonance
un écho contre le silence
peut-être une harmonie sauvage
un accord de passage
A TIRE D’ELLE
paroles : Sigrid Baffert
Comme un phalène dans la lumière assassine
je veux bien y laisser une aile
je veux bien m’brûler la cervelle
si ça fait frémir Colombine
à tire d’elle
à tire d’elle
je veux bien rester dans la ligne de mire
braver son chien et son fusil
risquer la mort où l’amnésie
si elle me décoche un sourire
à tire d’elle
à tire d’elle
et surtout qu’elle ne rate pas le cœur
si par hasard le canon dévie
qu’on me garde une balle perdue
pour une ultime anesthésie
L’INSTANT DU DECLIC
paroles : Sigrid Baffert 1997
musique : Florence Baffert
L’instant du déclic
où la mèche se rebelle
sur le front s’oblique
en épi de sel
empreinte digitale
d’un moment furtif
unique ou banal
volé sur le vif
visages qu’on recueille
bouquets de nitrates
dans le portefeuille
entre nos mains moites
alors comme un hoquet du temps
dans leur vol arrêté
les souvenirs mats ou brillants
habillent la cheminée
face au monument
pour une courte échelle
une ombre entourant
ses paupières de miel
elle est là experte
le soleil en face
elle est là offerte
à l’œil qui l’embrasse
clin d’œil clandestin
du passant qui n’ose
d’un geste importun
troubler cette pose
ces couples qui s’prennent en photo
devant des choses bizarres
leurs amours piégées sur diapos
au filet de l’histoire
couleur noir et blanc
sourire au grimace
reflet insolent
du miroir sans glace
quand le temps retient
sa respiration
quand le temps, jaloux
retient dans sa nasse
ces cœurs de pigeons
avant qu’ils ne froissent

D’AUTRES CHANSONS ?
Là, des chansons en vrac, des vies, des villes,des visages
et en bonus la naissance d’une chanson en brouillon
Ici vous découvrirez un petit bout de Paradis Bleu
Enfin ici, quelques comptines






