On en parle

dimanche 18 janvier 2015

Les ailes du papillon


Chroniques


Les ailes du papillon fait partie de la sélection d’ouvrages en jeunesse d’Opalivres 2015 (Premier semestre)

OPALIVRES

"Pré-adolescente, Élodie réussira-t-elle à agir sur le destin comme quand elle était enfant et qu’elle se sentait le pouvoir d’être invisible ?"

Le livre a été chroniqué sur Transat F.M.98.5MHZ le vendredi 30 Janvier 2015 :

"Un livre qui peut se décomposer en plusieurs parties. Pour commencer l’enfance et la vie familiale avec ses failles, puis l’adolescence avec ses bouleversements et les premiers émois et enfin la tentative d’Élodie pour créer ce qui tel le battement d’ailes d’un papillon pourrait éviter la tornade. La transition est inattendue et comme le dit la narratrice « C’est là que vous n’allez plus me suivre ». Au contraire, le roman change de registre. C’est une histoire très attachante, pleine de poésie et de rêve."

À recommander à partir de 12 ans

Créée en 1982 par Henriette LEBOEUF, OPALIVRES oeuvre pour la diffusion des Livres de qualité, grâce à la collaboration des Editeurs. OPALIVRES est agréée par le Rectorat de l’Académie de Lille et la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports. Les travaux de son comité de lecture mensuel, ouvert au public, à la Bibliothèque Municipale de Boulogne-sur-mer, débouchent sur la rédaction d’une sélection semestrielle des ouvrages récemment parus : albums, romans, contes, bandes dessinées, documentaires. Cette sélection, diffusée à 2000 exemplaires, est destinée à tous les prescripteurs du livre : enseignants, parents, libraires, bibliothécaires, documentalistes, étudiants, formateurs, travailleurs sociaux, personnel de la Petite Enfance…

Entre Les Pages

Quand elle était enfant, Élodie était certaine qu’elle avait le pouvoir de se rendre invisible. Elle a pu entrer dans le groupe des Super-Plus avec Momo qui « pratiquait les déplacements instantanés », Malik qui « entendait les gens à plus de cent mètres » et Samuel « qui voyageait dans le temps ». Auprès d’eux et avec cette conviction profondément ancrée en elle, elle échappait un peu à son quotidien rythmé par l’autisme de son petit frère.

Ce dernier est capable est de retenir des livres, des films, des documentaires entiers, d’imiter la voix de ses parents à la perfection et également de parler à l’envers. Ce « pouvoir » serait-il d’ailleurs à l’origine de l’incroyable aventure d’Élodie, de l’inestimable chance qu’elle a eue de pouvoir remonter le temps ? Car quand suite à une affaire de jalousie, le séduisant Karim se fait poignarder à mort en pleine rue, elle se réveille le lendemain matin quelques temps avant sa rencontre avec lui possédant alors une chance de tout recommencer en modifiant certaines choses et d’éviter une tragédie. Car après tout, les battements d’ailes d’un papillon au Brésil ne peuvent-ils pas déclencher une tornade au Texas ? Cette théorie est à expérimenter ici avec grande prudence.

Les ailes du papillon fait partie de la collection Société des éditions Oskar. Il met en scène un joli personnage : une petite fille qui décide de prendre sa vie en main, d’être sa propre sauveuse dans ce monde. Le roman de Véronique Foz se tient aux frontières du fantastique. Un morceau de ce dernier vient se confondre à la vraie vie pour un temps qui enseigne les conséquences d’un geste même le plus infime. Mais aussi qu’un certain état de conscience de ce fait peut permettre à tout un chacun d’être le maître de son existence. Une lecture agréable et plutôt maligne.

Entre Les Pages (27 janvier 2015) PaperBlog, Magazine Culture


Les ailes du papillon : à mettre dans toutes les mains !

par Léa Daniel pour Café Powell le 8 mars 2016

ROMAN JEUNESSE — Il y a un âge où tout change. L’adolescence prend le pas et modifie les rapports avec soi et avec les autres. Élodie prend conscience de ces changements lorsqu’elle fait la rencontre de manière inopinée d’un jeune homme, Karim. D’un coup, sa vie va prendre un autre virage. Jusqu’à ce jour, la vie d’Élodie n’a pas toujours été aisée et a souvent tourné qu’autour de son frère Achille. Son univers entier était en suspens, uniquement axée sur le handicap de ce petit frère pas comme les autres. Alors elle s’inventait, rêvait et laissait son imagination débridée la libérer de sa routine et des contraintes. Ses amis et elle s’inventaient super héros, ils étaient les Super-Plus. Chacun est doté de son pouvoir, l’un voyage dans le temps, l’autre se téléporte, le troisième est l’équivalent de Hulk alors que le dernier a une super ouïe. Élodie, elle, est invisible. Car dans sa famille, dans la vie de tous les jours, invisible, c’est ce qu’elle est.

Mais un jour tout change. Ce jour-là, elle rencontre Karim. Contre toute attente, ce jeune lycéen insouciant n’est pas aussi frivole qu’il semble l’être et sait gérer les enfants ainsi que toutes les particularités. Mais surtout, pour la première fois, Élodie n’a pas l’impression d’être invisible. Elle se sent enfin vivre. Et une fois de plus, tout bascule et la réalité de la jeune fille s’effondre une fois de plus. Car sous ses yeux, elle voit le garçon dont elle est amoureuse se faire poignarder. Le monde d’Élodie est bousculé et elle cherche désespérément un espoir auquel se raccrocher. De manière inattendu, c’est Achille qui va le lui donner.

Ce roman de Véronique Foz s’attache tout en douceur à des sujets délicats. La fiction et la romance ne sont que des prétextes pour aborder des thèmes parfois sensibles avec les enfants : le handicap, et plus particulièrement l’autisme, l’amour, l’amitié, la capacité à se dépasser… Avec finesse, l’auteur nous dresse le portrait d’enfants d’aujourd’hui face à des situations difficiles. Les Super-Plus ainsi que Karim et Achille sont des personnages auxquels l’on s’attache facilement et pour qui l’on a de l’empathie. Véronique Foz a une plume agréable et habile qui nous emmène précisément là où l’auteur veut nous guider. Un petit côté fantastique ne gène en rien le réalisme du récit mais au contraire le pimente et permet à la jeune héroïne de se surpasser et de s’affirmer face à elle-même.

Les Ailes du papillon forme donc un roman très plaisant et plutôt captivant même si l’on ne peut nier le côté enfantin du récit et de l’écriture par moment. A mettre dans les mains de tout enfant s’interrogeant sur le handicap, l’amour ou la valeur de l’amitié à partir de 10 ans.

Café Powell, webzine culturel


Revue de la section Belge francophone Ibby, n°119 mars-avril 2015, p.40

« Elodie croyait avoir des superpouvoirs, mais en grandissant elle se contente de rêver à Karim, son beau prof de piano. Mais un jour une bagarre éclate devant l’école et Karim se fait poignarder. Elodie voudrait avoir des superpouvoirs pour remonter le temps… et si c’était possible… et si dans une autre vie Karim survivait. Est-ce la réalité ou Elodie a-t-elle rêvé. .. A chacun de faire son choix. Une drôle d’histoire sur l’espace-temps, sur la mémoire, sur les désirs. A partir de 12 ans » RS


Croqu’Livre - Le livre jeunesse en Franche-Comté

Sélection du mois de Mai

Les ailes du papillon Elodie a un super pouvoir, celui d’être invisible. Avec ses 4 amis, eux aussi dotés d’un super pouvoir, ils s’inventent des tas d’aventures. Mais, il leur faut grandir, et pour cela, s’éloigner un peu. Entourée de ses parents et de son petit frère autiste, Elodie fait la connaissance du beau Karim, professuer de piano. Le jour où celui-ci se fiat assassiner, Elodie aimerait retrouver son pouvoir, enfin surtout celui de remonter le temps pour éviter la catastrophe. Un très bon roman, où l’auteur analyse avec justesse l’ambiguïté des sentiments, la fidélité en amitié et en amour. Marie Chaillet

A partir de 10 ans

Mot(s)-clé associé(s) : Roman 2014 - Amour - Amitié - Fantastique / Fantasy - handicap mental

http://www.croqulivre.asso.fr/spip....

Depuis 1981, l’association Croqu’livre a pour but de promouvoir le livre jeunesse tout en luttant contre l’exclusion et l’illettrisme, par des actions qui permettent l’accès à la lecture pour tous : de la petite enfance, âge de toutes les découvertes, à l’adolescence, moment charnière, sans oublier les professionnels. Afin d’élargir son champ d’action, Croqu’livre gère depuis 1997 le Centre régional de ressources en littérature jeunesse (CRRLJ).


Bibliothèques

La Marmite à lire :

A six ans, Elodie et ses copains jouent à avoir des superpouvoirs. En même temps, quand on a un petit frère autiste qui prend toute la place à la maison et que la maitresse se souvient tout juste de votre prénom, c’est plutôt facile de se sentir invisible ! Des années plus tard, la bande de super héros s’est perdue de vue et Elodie est témoin d’un drame au collège. Elle donnerait n’importe quoi pour remonter le temps et changer le cours des choses. Et pour cela, elle va pouvoir compter sur son frère qui pense avoir trouvé le moyen de rembobiner le temps.

Ce roman se déroule en trois parties qui font à chaque fois basculer le récit dans des périodes et des genres différents. On passe ainsi de l’enfance d’Elodie à son adolescence et son premier amour. Puis, sous couvert d’un jeu d’enfants, le roman prend alors un aspect fantastique assez inattendu. L’histoire est menée avec une écriture vive et joyeuse et propose toute une galerie de personnages attachants et bien campés. Dès 10 ans.

La Marmite à lire (Comité de lecture de littérature jeunesse regroupant des professionnels travaillant dans des bibliothèques ou des librairies des Bouches-du-Rhône.) le 24 mars 2015


Un lecteur a écrit sur le site de Nantes Livres Jeunes une critique des Ailes du papillon :

Qui ne souhaiterait avoir une seconde chance et remonter le temps après un accident ou un drame ? Elodie, onze ans, est témoin d’un crime devant son collège. La victime est l’un de ses amis. Petite, elle jouait à avoir des superpouvoirs, aujourd’hui elle n’y croit plus, mais son petit frère, lui, y croit encore, et malgré ses réticences, la voilà embarquée dans une formidable aventure : son rêve devient réalité, elle se réveille trois mois plus tôt, avec la possibilité de revenir sur les événements. Ce n’est pas aussi simple évidement qu’il pourrait y paraître à première vue. Ma fille de 13 ans l’a beaucoup aimé, moi aussi. C’est une jolie réflexion, bien menée, sur l’influence de chacun sur sa vie. Le personnage du petit frère autiste est très attachant, l’amour d’Elodie pour son prof de piano joliment évoqué, les personnages secondaires bien campés. Un roman agréable, dans un style frais et léger, avec en même temps une belle profondeur.

Merci à ce lecteur (ou lectrice !), et aussi à l’association Nantes Livres Jeunes qui a mis mon livre en ligne.


Sur Amazon, mon premier fan :

Les Ailes, ça décolle !

On retrouve la même magie, la même tendresse que dans "L’échange"... mais cette fois-ci avec une héroïne plus intense et réfléchie dans un monde ou le drame peut se produire à tout moment. Petit à petit, on en vient à comprendre que le seul espoir c’est de devenir son propre super-héro. Et c’est là que le livre prend son envol.

Par "soulbox" (New York) le 29 novembre 2014

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