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lundi 16 avril 2018

Le mot d’Abel

Quelques critiques du Mot d’Abel...

Dans le monde d’Abel, chaque enfant reçoit vers l’âge de 12 ans son mot. Ce mot unique, précieux et intime, conditionne en partie le reste de son existence. Abel s’inquiète, il attend depuis plus de sept mois que son mot lui soit révélé pendant la nuit, mais chaque matin c’est la désillusion. Il vit dans l’angoisse d’hériter d’un mot dérisoire ou ridicule, ou pire, d’un mot noir… Un matin, il découvre le mot de Clara, la fille dont il est secrètement amoureux, tagué en lettres rouges sur le mur du collège ! Qui a pu commettre un tel crime ? Ce qui m’a interpellée dans Le Mot d’Abel c’est l’originalité du monde dans lequel vit Abel. Si ce monde est très proche du nôtre, il revête en effet une particularité : vers l’âge de 12 ans, chaque enfant reçoit un mot. Précieux, personnel, intime, il influence le futur de son porteur. J’ai trouvé que c’était une très belle idée. Abel, le héros, attend avec impatience et angoisse de recevoir son mot, qui lui apparaîtra pendant la nuit. Il se demande lequel lui reviendra. En effet, il existe des milliers de mots et de nombreuses catégories pour les classer : les beaux, les forts, les moches, les banals, les noirs… Abel y pense sans cesse tandis qu’il nous décrit son monde, sa vie de collégien et l’affaire qui secoue son établissement scolaire : la révélation du mot d’une élève, un crime ! Au travers du biais de ce « mot » que tous les enfants reçoivent vers 12 ans, Véronique Petit met en scène sous un angle atypique les questionnements de l’adolescence. Image que l’on a de soi, image que l’on renvoie, regard des autres, limites que l’on se fixe, barrière que l’on élève pour ne pas réaliser ses rêves, avenir conditionné sont autant de thème que l’auteure aborde dans Le Monde d’Abel et qui parleront aux adolescents. Abel lui-même est un adolescent attachant au parcours touchant. Il a perdu ses parents très jeune, se pose énormément de questions et lorsqu’il reçoit son mot, qui n’est pas celui auquel il s’attendait, il s’interroge encore plus. On prend vraiment le temps de découvrir toutes les facettes de sa personnalité et j’ai aimé sa manière de peu à peu prendre en main son destin. Le Mot d’Abel est aussi porteur d’un message. Véronique Petit pousse son lecteur à réfléchir sur l’influence , parfois néfaste, des autres et nous invite à réaliser nos rêves, sans s’ériger de barrières parce qu’on n’est pas ceci ou parce qu’on est cela. En quelques mots : Un roman qui prend pied dans un univers proche du notre, à une exception près : vers 12 ans, chaque enfant reçoit un mot. Précieux, personnel, intime, ce mot conditionne en partie l’avenir de son porteur. Le lecteur suit dans ce monde, Abel, un jeune adolescent de 13 ans qui attend dans l’angoisse son mot. L’intrigue met en lumière les mille interrogations d’Abel, adolescents comme les autres. Le biais du « mot » permet d’aborder des thèmes phares de cet âge là comme le regard des autres, l’image de soi ou l’orientation professionnelle. Une lecture que j’ai personnellement trouvé fascinante, séduisante et très actuelle.

LIRADO


Dans le monde d’Abel, rien n’est plus important que le mot révélé à chacun vers l’âge de 12 ans. Un mot personnel et intime qui conditionne souvent la vie entière. En retard de plusieurs mois, Abel vit dans l’angoisse d’hériter d’un mot dérisoire ou ridicule, ou pire, d’un mot noir… Un matin, il découvre le mot de Clara, la fille dont il est secrètement amoureux, tagué en lettres rouges sur le mur du collège ! Qui a pu commettre un tel crime ?

Abel a treize ans et il n’a toujours aucune idée de ce que son mot peut bien être. Dans la moyenne on découvre son mot à environ douze ans.. il est donc en retard. Ce mot, définira sa vie. Abel a peur ... et si son mot était un mot ridicule ? Ou un mot noir ?

Grâce à ce roman j’ai découvert de nouveaux mots et ça c’est vraiment génial. J’ai presque envie de lire le dictionnaire maintenant, pour en découvrir plus tout comme Abel et ses sœurs. Dès le premier chapitre on entre dans le vif du sujet : le mot. Tout de suite on comprends que ce mot ce n’est pas n’importe quoi, que c’est important. Tout au long du roman on se demande ce que ce mot peut être et lorsque le personnage à sa révélation on ne le découvre pas de suite .. bah non car le mot doit rester secret ! Et ça j’ai trouver ça génial que même le lecture soit contraint de ne pas savoir le mot alors que c’est le sujet du roman. Tout au long du roman, on découvre plusieurs personnages et on s’attache à chacun d’entre eux. C’était une lecture vraiment très agréable car on a vraiment l’impression que c’est une jeune garçon de treize ans qui a écrit l’histoire, de plus c’est un roman qui se lit extrêmement vite car on est tellement pris dans l’histoire qu’on veut toujours en savoir plus.

Mahogany’s books shelves


Nous suivons Abel qui est un jeune garçon de 12 ans, dans cette histoire chaque personne à un mot qui le désigne. Ce mot apparait comme une révélation vers l’age de 12 ans, ce mot reste toujours présent dans notre esprit. Cependant Abel n’a toujours pas eu la révélation de son mot et il se demande bien ce que cela peut être. Il est inquiet, il veut avoir un bon mot et surtout pas un mot noir… Nous suivons donc ce jeune Abel dont je me suis prise d’affection, je me suis attachée à lui, je l’ai trouvé très touchant. Je me demandais quel allait être son mot et qu’allait t’il faire quand il le saura. J’ai apprécié le suivre ainsi que sa famille, je trouve que ce roman joue beaucoup sur les mots et qu’il leurs donnent plusieurs sens. J’aime beaucoup quand les romans jouent avec les mots comme les mots tordus par exemple. Ce roman est aussi bien adapté aux enfants qu’aux adultes, simplement je pense que les adultes comprendront plus de sous-entendus. La seule chose que je pourrais reprocher à ce livre c’est qu’il est court, ça ne m’aurait pas du tout dérangé que ce livre fasse 200 pages de plus au contraire, rester avec Abel et sa famille m’aurait remplit de joie. Ce livre est vraiment un coup de cœur, j’ai eu du mal à lire autre chose après ce roman, j’étais toujours auprès d’Abel. J’ai mis quelques jours à lire autre chose car j’étais toujours toute retourné de cette lecture. Je vais d’ailleurs aller l’acheter en papier parce que je veux le mettre dans ma bibliothèque et je pense que c’est une bonne lecture pour des enfants. Peut-être que ma petite sœur lira ce livre même si j’ai peu d’espoir. Ce livre est un véritable coup de cœur, j’ai envie de le recommander à tout le monde ! Et de vous dire, lisez le avec votre cœur et il sera vous faire fondre comme moi !

Laëtitia- La Pomme qui fait du rock


"[...] les mots sont secrets. Ils appartiennent à l’intimité de chacun. Dévoiler son mot, c’est encore plus fort que de se mettre nu devant quelqu’un. Révéler son mot, c’est exposer la partie la plus profonde de soi, la plus personnelle." Dès la première page, nous apprenons qu’Abel a treize ans, deux mois et trois jours et que l’âge moyen de révélation du mot est de douze ans, sept mois et deux jours. Résultat, il s’inquiète. Pourquoi n’a-t-il pas encore eu le sien ? Sera-t-il beau ou laid, fort ou non ? Existe-t-il des personnes qui n’en ont jamais eu ? Il s’interroge sur les mots de ses parents. Ce mot qui devrait déterminer qui il sera. Ce mot qui remettra peut-être en question ses rêves et espoirs, son avenir. "Un matin, tu te réveilles et le mot est devenu une évidence. Il résonne dans ta tête, dans ton coeur. Il a pris possession de la moindre cellule de ton corps. Il fait désormais partie de toi, il est gravé en toi. Pour toujours." Un roman court et prenant. Le petit côté fantastique s’intègre bien à ce que vivent les jeunes adolescents que nous suivons ici. Le regard des autres, la confiance en soi, l’espoir, l’identité, les rêves, l’acceptation, les convictions. Il est certain que ce roman ne se résume pas à un mot. J’aurais aimé citer d’autres passages, d’autres messages, transmis par l’autrice, mais il vous faudra évoluer au côté d’Abel pour les découvrir. Même si je pense notamment aux deux derniers chapitres, le chemin pour y arriver est aussi très important, tout comme les questions politiques abordées.

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