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mercredi 8 avril 2015

France Inter

France Inter, ma radio, ma maison. Ma France Inter est en mauvaise passe, en grève contre les mauvais traitements, contre la finance et l’argent.

Ma radio, mais aussi tout Radio France : les émissions se font furtives, rares. Les employés, tous nos amis des ondes font grève et je les soutiens. Tout à l’heure, au journal télévisé de France 2 (service public ?) on a parlé 30 secondes de la grève à radio France. On a montré furtivement Mathieu sus les flashs des photographes et puis plus rien. une apparition. Qu’est-ce qui se décide ? On n’en sait rien. Quelles sont leur revendications ? pas plus ? Qu’ils se battent pour l’emploi, pour garder un service de qualité.

J’ai écrit de nombreuses histoires pour "un soir une histoire" avec Claire Kheitmi. C’est comme ça que j’ai commencé à écrire pour la radio.

Ensuite Patrick Liegibel m’a donné ma chance avec une nuit noire : "les voyages forment la jeunesse". J’ai tout de suite apprécié le professionnalisme avec lequel on a travaillé. j’ai assisté à l’enregistrement de mon émission avec émotion. D’ailleurs j’y assiste dès que je peux. Et puis j’ai écrit encore plusieurs nuits noires : des fictions noires avec chute dramatique.

Et j’ai ensuite écrit des docu-fictions pour "Au fil de l’histoire" : Ambroise Vollard, Majorelle, Germaine Richier. Quel bonheur d’écrire pour la radio ! Une écriture orale mais très structurée, une histoire qui prend corps, qui prend vie, un public immédiat.

Que va devenir notre service public ? La poste, l’électricité, le train... les services public doivent faire du chiffre. On oublie le mot service, on vise ce public qui doit payer encore et encore. Que va devenir la fiction, cette petite composante de la radio ?( on a supprimé l’émission Au fil de l’histoire, on maintient encore coûte que coûte les nuits noires).

Aujourd’hui et plus que jamais je suis solidaire. Allez, les animateurs, les producteurs, les réalisateurs, les techniciens, allez, faites valoir nos droits ! Pas de publicité toutes les deux minutes comme sur les autres radios ! Trouvez des solutions ! Continuez avec votre ton si spécial, si chaleureux.

Ma France Inter, ma radio, je veux continuer à t’écouter, toi et tes soeurs France Culture, France Musique, Mouv et toutes les autres. je veux t’écouter et continuer à écrire pour tes ondes. J’aime tellement ça.

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