Revue de presse

mercredi 5 octobre 2011

Seuls dans la ville entre 9h et 10h30

Quelques critiques sur Seuls dans la ville entre 9h et 10h30.

Les enfants des livres Emmanuel Davidenkof sur France Info L’actualité éditoriale des livres pour enfants et ados de 3 à 16 ans

On termine pour les plus grands par une magistrale mise en scène littéraire, celle du nouveau roman d’Yves Grevet, le papa du best-seller Meto. Le dispositif est simple : les 25 élèves de Mme Darlène, la professeur de français, ont eu un drôle d’exercice à accomplir : se poster en un point de la ville et décrire. Ils le font en toute innocence, ignorant qu’à la même heure un crime est commis dans la ville. Et si leurs devoirs comportaient des indices permettant de remonter à l’assassin ? C’est ce que le jeune Erwann croit. Son investigation vogue entre articles de presse, enquête classique et lecture de ces copies en forme de poème, de dessins, d’exercice de probabilité ou de plan détaillé. C’est drôle, malin, et le coup de théâtre final fonctionne. Le titre : Seuls dans la ville entre 9h et 10h30, c’est à lire dès 11 ans aux éditions Syros.

L’avis de Ricochet

Après sa trilogie de SF, Méto, récompensée par de nombreux prix, Yves Grevet s’essaye à un autre genre littéraire, le roman à énigmes. Son idée de départ : utiliser des copies d’élèves de première pour résoudre une enquête criminelle, est excellente et originale. Le lecteur s’amuse franchement à lire tous ces textes, proposés intégralement, assortis des commentaires pas toujours indulgents de l’enseignante. Ils révèlent en outre différentes facettes et préoccupations adolescentes. Le lecteur peut aussi participer à l’enquête d’Erwan et de son amie Cassandre, en scrutant soigneusement les 24 copies. Le récit est enlevé et bien mené. Les lycéens ont la part belle dans ce récit, et ne manquent pas ni d’épaisseur ni d’intérêt. La seule réserve que l’on pourrait faire concerne les dialogues, la manière de parler de ces lycéens, qui reste trop littéraire et ne reflète pas vraiment leur langage imagé. Mais Seuls dans la ville procure un joli bonheur de lecture, auprès duquel il ne faut pas passer.

Catherine Gentile

Chez Clarabel (2)

(...) J’ai en fait beaucoup aimé les détails farfelus et originaux du roman - on a même une image enthousiasmante des adolescents, que j’imagine peu répandue mais ce n’est pas bien grave, et puis ça divertit. Tout est positif et délicieusement rafraichissant dans ce livre. Il est riche d’éléments qui ne se prennent pas au sérieux, comme les copains d’Erwan qui ont créé le club des mangeurs de gâteaux (avec salve d’applaudissements, ode à la gourmandise etc.). Génial, non ? En tout cas, ça fait saliver. Ainsi, pour de multiples raisons infimes, j’ai trouvé cette lecture extra, sans être exceptionnelle non plus. La plume d’Yves Grevet est toujours un pur bonheur. Et puis, il fallait oser rebondir après le succès de Méto et ne pas décevoir les fans. C’est donc totalement différent, et je trouve ça admirable.

Le Figaro (21 avril 2011)

Le lycée mène l’enquête Un roman policier original et pétillant.

Douze prix littéraires ont consacré Méto, la précédente trilogie d’Yves Grevet. Et l’auteur semble bien décidé à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Seuls dans la ville, son nouveau roman, devrait à nouveau faire mouche auprès des adolescents. Un professeur de français propose à sa classe une expérience littéraire originale. Les lycéens doivent se poster à un endroit de la ville à un moment précis et écrire ce qu’ils voient ou ce qui les inspire. Vingt-quatre copies atterrissent sur le bureau de l’enseignante, vingt-quatre commentaires suivent. Or ce même jour, un crime survient. Il n’en faut pas plus pour que le jeune Erwan se pique de résoudre l’affaire, traquant entre les lignes de ses copains l’indice qui aidera la police. Comme Erwan, on lit les copies souvent désopilantes et les commentaires idoines au fil de cette enquête peu orthodoxe. À la panoplie de Sherlock Holmes, Erwan ajoute un déguisement de bourreau des cœurs. L’auteur, qui est aussi enseignant, connaît son monde sur le bout des doigts. La fraîcheur et l’inventivité de ce roman renvoient pour de bon les vampires au rayon des vieilleries. Il était temps. F. D.

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