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jeudi 20 août 2015

Quel titre pourrait convenir ? Lecture...

Voilà plusieurs mois que je n’ai rien écrit ici... Aujourd’hui, ça y est, c’est la reprise pour moi. La rentrée quoi !

Pendant ces mois passés, j’ai bien sûr été au cinéma, visité des expositions, écrit même. Et puis je suis partie en vacances. Mais je ne vais pas vous parler de ça, mais plutôt de mes lectures. Que je vais limiter à trois livres. Ceux que j’ai lus en vacances. Les "lectures de vacances"...

"La vérité sur l’Affaire Harry Quebert" de Joël Dicker. Livre qui a obtenu (entre autre) le prix Goncourt des Lycéens en 2012 et le prix du roman de l’Académie française.

"Un jeune écrivain américain, Marcus Goldman, qui a triomphé avec son premier roman, connaît l’angoisse de la page blanche au moment d’écrire son second. Il se rend chez son ancien professeur de littérature Harry Quebert, écrivain encensé trente ans pus tôt pour son chef d’œuvre « les Origines du mal », qui vit reclus dans le New Hampshire. Mais il ne trouve pas plus l’inspiration au bord de l’océan qu’à New York. A ceci près que le drame de Quebert va lui fournir bien involontairement le sujet de son livre.

La dépouille d’une jeune fille, Nola, disparue trente-trois ans plus tôt est découverte dans sa propriété par des jardiniers venus à sa demande planter des hortensias bleus. Quebert est immédiatement arrêté et incarcéré. Il jure qu’il est innocent. Malgré les pressions, Goldman enquête et s’aperçoit en interrogeant les uns et les autres qu’en effet Harry Quebert, à l’été 1975, s’intéressait à l’adolescente, âgée de quinze ans. Mais personne n’a de preuves. Il exhume aussi d’anciennes histoires sentimentales, des secrets inavouables, une violence terrible."

Ce roman est passionnant. L’auteur parle autant de l’écriture, de la difficulté d’être écrivain que de la recherche de l’assassin. Il nous lance sans cesse sur de fausses pistes et ce n’est pas seulement habile mais également fin, profond, humain. Un bon bouquin quoi, même si ce n’est pas de la grande littérature !

"Une terre d’ombre" de Ron Rash.

"1916. Les Blue Mountains, au coeur des Appalaches, en Caroline du Nord. Hank Shelton est revenue de la Grande Guerre avec une main en moins mais une détermination sans faille pour faire de sa ferme, au coeur d’un vallon présupposé maudit, un modèle. Sa jeune soeur Laurel, affublée d’une tâche de naissance qui la fait passer pour une sorcière, s’occupe des tâches ménagères. Tous deux sont à l’écart de la société rurale de Mars Hill. Mais quand un inconnu, joueur de flûte muet, arrive chez eux, c’est un bouleversement. Plus rien ne sera pareil."

Il s’agit du quatrième livre que je lis de Ron Rash. A chaque fois, j’ai été conquise. C’est un écrivain qui a le don de laisser un empreinte, une fois la dernière page tournée. L’histoire qu’il nous raconte demeure en nous...

Extraits : " Laurel songea d’abord à une fauvette ou à une grive, mais - contrairement à toutes celles qu’elle avait déjà entendues - son chant était plus soutenu, si pur, semblait-il que nulle respiration n’avait à le porter dans le monde. Elle sortit les mains du ruisseau et se releva."

« La falaise la dominait de toute sa hauteur, et elle avait beau avoir les yeux baissés, elle sentait sa présence. Même dans la maison elle la sentait, comme si son ombre était tellement dense qu’elle s’infiltrait dans le bois. Une terre d’ombre et rien d’autre, lui avait dit sa mère, qui soutenait qu’il n’y avait pas d’endroit plus lugubre dans toute la chaîne des Blue Ridge. Un lieu maudit, aussi, pensait la plupart des habitants du comté, maudit bien avant que le père de Laurel n’achète ces terres. Les Cherokee avaient évité ce vallon, et dans la première famille blanche à s’y être installée tout le monde était mort de varicelle. On racontait des histoires de chasseurs qui étaient entrés là et qu’on n’avait plus jamais revus, un lieu où erraient fantômes et esprits ».

"Les gens heureux lisent et boivent du café" de Agnès Martin-Lugand. Pour ce dernier, j’espère que vous ne l’avez pas acheté ni lu. Je me suis laissée avoir car il est mis en évidence dans les librairies. Et la couverture est attirante. Mais, vraiment, c’est n’importe quoi !

4ème de couverture : "Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. " Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence."

Des lieux communs, des situations caricaturales, un style heu... pas de style.

Extrait : " Il tourna enfin la tête dans ma direction. Il baissa ses lunettes de soleil - d’aucune utilité compte tenu de la brume -, et me détailla des pieds à la tête. J’eus l’impression d’être une pièce de boucher sur un étalage. Et au regard qu’il me lança, je ne semblais pas lui ouvrir l’appétit".

Bref, un livre à fuir..

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