La revue de presse
de Candy Raton

mardi 10 mars 2015

A propos de Des rébus pour papa

  • Un article dans LivresAdos par Orbe

Lancelot refuse de parler depuis que son père est à l’hôpital. Il communique avec son entourage à l’aide de rébus. Ses parents, son professeur, ses amis doivent tenter de comprendre chacun de ses dessins.

Au début étonnés, chacun finit par se prêter au jeu... Mais ce système d’échange n’a pas que des avantages... Il est difficile par exemple de répondre assez vite aux questions de la maîtresse ou encore de faire les courses sans y passer un temps fou !

Jusqu’à quand Lancelot va-t-il continuer de parler en mode rébus ?

Un livre original qui attire vite le lecteur. Dès la couverture, nous sommes plongés dans le monde des rébus. Il y en a environ un par page ce qui rythme avec plaisir la lecture, qui se transforme alors en jeu et donc en plaisir.

Le récit évoque aussi les difficultés que nous aurions de communiquer autrement. Il donne envie de se mettre au rébus !

A cause de ta vilaine attaque, tu es à l’hôpital et tu ne parles plus. Alors si c’est comme ça moi non plus ! Mais j’aime trop dessiner, je vais communiquer par rébus pour que tu guérisses. Maman, ma soeur, la maîtresse, les copains et toi, vous n’aurez qu’à trouver ! En plus, c’est plus facile pour moi de te dire je t’aime comme ça….

  • Un article dans 3étoiles par Carole

Quand les dessins remplacent les mots/maux…
Des rébus pour papa, court roman d’Emmanuel Trédez, chez Oskar, on se prend à déchiffrer les rébus d’Amélie Falière avec plaisir. Créer une nouvelle communication quand on ne peut pas dire sa douleur, pour imiter papa, et pour fixer un point dans le temps jusqu’au retour. Récit sensible et touchant, où le jeu est je, où la liberté d’expression allège le chagrin.

  • Un article dans Butiner de livres en livres par LetterBee

Le papa de Lancelot a fait une attaque cérébrale et a été conduit à l’hôpital en urgence. Il a de grosses difficultés d’élocution et ne peut plus se servir de son bras droit, ce qui l’empêche d’écrire. Sous le choc, le petit garçon a décidé de ne plus dire ni écrire un mot tant que son père ne sera pas guéri... Mais en revanche, il dessine. Lancelot se met alors à communiquer par rébus... Une nouvelle organisation se met en marche à la maison, comme à l école. Mais il n’est pas toujours évident de se faire comprendre en dessinant...

Des rébus pour papa est un roman adorable, bourré de tendresse et d’amour familial. L’affection de cet enfant pour son père, et cette croyance selon laquelle s’il parle il arriverait un malheur à son papa, sont très touchants. C’est une histoire remplie de bons sentiments. La mère est attentive à ses enfants, malgré sa propre inquiétude, la maîtresse très prévenante essaie de respecter cette nouvelle forme de communication, et la majorité des camarades de Lancelot le soutiennent.

On peut noter que tout n’est pas rose bonbon et c’est très bien ainsi : la mère craque et pleure après une journée épuisante et certains élèves se montrent mesquins en essayant de faire parler le petit garçon par tous les moyens.

Les rébus utilisés tout au long du récit sont à chaque fois traduits et apportent la pointe d’humour nécessaire pour garder sa légèreté au roman. Ce fut une très jolie surprise pour moi et je vous invite à le faire découvrir aux jeunes lecteurs dès 7 ans.

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