Bibliographie

lundi 6 juin 2011

Libre

Dans la liste de l’Education Nationale


Les Terriens se sont installés sur la planète Hamada, dont le sol recèle une poudre bleue précieuse. Comme les autres enfants d’Hamada, la petite Amu travaille pour eux : elle a appris le jardinage.
Ce matin-là, elle est tout excitée, car c’est son premier jour de travail dans une famille terrienne...
Et les Terriens sont tellement bons avec eux !


AVIS


"Un vrai coup de cœur pour ce petit roman tout en finesse pour dénoncer la colonisation et l’esclavagisme. Un joli point de départ à des réflexions plus profondes." Julie Fleury surJulie Lit

"Ce roman est un petit condensé de science-fiction, qui a très bien fait de se mettre sur mon chemin de lectrice !" Les Lectures de Kik

"En quelques pages, Nathalie Le Gendre dresse un véritable tableau de ce que pourrait donner l’éventuelle colonisation d’une planète et le retour d’une forme d’esclavage et de discrimination. Les grandes thématiques des récits d’anticipation sont ici abordées avec justesse et efficacité, comme la manipulation, les problèmes liés à l’écologie et la rébellion." Déborah Mirabel sur Ricochet

"Ce mini-roman de science-fiction invite à réfléchir sur l’oppression, l’esclavage et la liberté." (Chronique parue dans dimanche Ouest-France)

"Un très court roman qui se termine peut-être un peu trop bien, mais constitue une excellente première approche pour les plus jeunes, sur l’éveil de la conscience et le choix de la liberté." Lire et faire Lire

Les sélections de prix :

  • Prix littéraire jeunesse 2017 : « Dé-lire. Le prix des jeunes lecteurs du Cambrésis. »
  • Prix Cétalire 2012
  • Prix de la Citoyenneté 2012
  • Prix L’encre d’Or 2012
  • Prix Livrentête 2012
  • Prix Echapée Livres Quimper 2013
  • Prix Littéraire de la ville de La Garde 2012/2013
  • Prix Croqu’Livres de Chambray-lès-Tours 2012/2013

Extrait


Une fois celui-ci rempli, je le soulève précautionneusement. Surtout ne pas perdre la moindre goutte ! Pour le porter jusqu’au dortoir, rien de plus simple : nous, les Hamadas, avons le sommet de la tête plat. Des deux mains, je maintiens le récipient tout en escaladant le talus friable sous mes pieds. L’eau tremble et tangue sans toutefois passer par-dessus bord. De retour au dortoir, je pose mon fardeau. En heurtant le sol, le récipient résonne, et le clapotis de l’eau agit comme une cloche. Immédiatement une nuée d’enfants sort du dortoir. Il y en a des joyeux, des grincheux, des grognons, des rieurs, des insouciants ou des endormis. A peine le seuil franchi, ils font leur pipi du matin. N’importe où ! Cela me laisse un peu de temps pour ma toilette, car, comme c’est mon jour de corvée d’eau, j’en ai la primeur. De mes deux mains, je forme une coupe puis je puise un peu d’eau que j’étale soigneusement sur mon visage. Je frotte, les doigts parfaitement joints afin d’éviter que le liquide ne s’échappe. Certaines gouttes capricieuses parviennent parfois à se faufiler, aussi je reste bien penchée au-dessus du récipient pour qu’elles retombent dedans et non sur le sable qui les absorberait avec gourmandise. Le soleil sèchera ma peau. Je me redresse et cède ma place aux autres enfants qui sont maintenant près de moi. Malgré l’apparent désordre, c’est chacun son tour, du plus âgé au plus jeune. Je m’esquive. Les Bulles ne vont pas tarder.

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